Au petit bonheur la chance

Mémé Lucette et Jean

Aurélie Valognes a écrit ce livre en pensant à son père élevé par sa grand-mère. Elle voulait avec ce récit essayer de comprendre comment une mère peut abandonner son enfant.
Au petit bonheur la chanceMais sachant que rien n’est tout blanc ou tout noir, elle a imaginé une personne cabossée : une mère qui abandonne son enfant car le père marin est toujours absent jusqu’à ce qu’il disparaisse, alors désemparée, elle va à Paris pour essayer de refaire sa vie en laissant provisoirement son fils Jean à sa mère Lucette.
Et nous verrons comment, peu à peu, Lucette et Jean vont s’apprivoiser et s’aimer.
Dans ce roman, l’autrice met en scène un certain nombre de personnages souvent originaux et des évènements nombreux et diversifiés qui vont rythmer la vie du garçon et de sa grand-mère. Nous suivons les péripéties en souriant, riant ou en s’inquiétant car des drames surviennent parfois.
C’est toujours touchant et plein d’émotions et j’avoue ne pas toujours pouvoir retenir mes larmes lorsque les relations affectives sont fortes et magnifiquement rendues par l’écriture descriptive naturelle d’Aurélie. Mais surtout, nous ne sombrons jamais dans le mélodrame. Tout ce qui pourrait être triste se positive et les rebondissements heureux compensent largement les périodes tendues et les douleurs de la vie ordinaire.
Aurélie Valognes a deux garçons qu’elle adore et qui sont très attachés l’un à l’autre. Donc il est normal que la rencontre de Jean avec son demi-frère Serge, soit un rayon de soleil qui illumine le récit puisque les deux garçons se jurent fidélité et assistance. Et comme toujours, même si nous avons versé quelques larmes, la fin est doucement lumineuse et positive. Ce livre est aussi un hommage appuyé à la grand-mère maternelle d’Aurélie qu’elle adore.
C’est donc un quatrième roman d’un réalisme tel qu’il nous semble avoir vécu ou rencontré dans notre entourage, des situations similaires ; à savourer sans modération