Hommage aux éboueurs

Des autrefois à aujourd'hui

Depuis le XIVe siècle, à Lyon, l'ânier et son tombereau était en charge de récupérer les équevilles (ordures ménagères) que les gens mettaient en cuchon au mitan de la rue, avant que tout un chacun emplisse le siau que la voirie obligeait d'avoir à sa porte en toute fin du XIXe.

La municipalité avait rejoint l'arrété de 1883 du préfet de la Seine Eugène Poubelle qui obligea les propriétaires d'immeubles à acheter des bacs en bois cerclés de metal et munis d'un couvercle pour y déposer les ordures ménagères avant le ramassage quotidien.

Il faudra pourtant attendre la fin de la Seconde Guerre mondiale pour que les "poubelles" soient utilisées couramment dans toutes les communes. Et bien sûr, l'ânier, son âne et sa charette, furent remplacés dans les années 1920 par des véhicules hipo puis automobiles.

cliquez sur les photos prises ce matin 8 avril 2020 pour les améliorer

le vehiculeBien avant cette période, il existait la profession d'éboueur, celui qui procédait à l'ébouage et qui devait enlever la boue des rues et des routes. Par extension ce nom fut donné aux personnes chargées de débarasser la voirie des détritus. C'est plus joli que le terme poubelllier, poubelleur ou poubelliste.

les hommesIls peuvent être recrutés soit par les municipalités avec le statut d'agent des collectivités locales, soit par des entreprises privées de nettoiement liées aux communes par un contrat de sous-traitance, ce qui est le cas pour quelques secteurs de la communauté urbaine du Grand Lyon.

Depuis le début de la pandémie et du confinement, à Lyon, le service de collecte est assuré régulièrement.

Alors nous devons saluer ces hommes qui nous permettent de vivre dans de bonnes conditions d'hygiène. Je leur rends ici un vibrant hommage car tous les matins, ponctuellement quelques minutes avant huit heures, ils s'acquittent de leur tâche avec une grande conscience professionnelle et je précise que c'est toujours la même équipe que je vois chaque matin depuis ma fenêtre.

MERCI, MERCI, MERCI !

09 avril 2020

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