Le Prince oublié

Film pour enfants de Michel Hazanavicius

Préambule.

Logo 1Depuis 2005, l'année du centenaire du Rotary International, avec l’action Espoir en tête, les Rotariens de France sont mobilisés pour la recherche fondamentale sur le cerveau. 

 

Chaque année, toute la France,  dans plus de 450 salles de cinéma, à l’appel des Rotariens de France, environ cent mille spectateurs se rassemblent pour un moment de convivialité et assistent ensemble à la projection d’un grand film au profit de la recherche fondamentale sur le cerveau.

FRCLa FRC, Fédération pour la Recherche sur le Cerveau est un partenaire de grande qualité parce qu’elle permet au Rotary - Espoir en Tête de financer directement des projets scientifiques transversaux, portant sur l’amélioration des connaissances globales sur le cerveau, son fonctionnement et ses dysfonctionnements dépassant le cadre d’une pathologie isolée, ou le cadre d’un laboratoire parisien, d’un institut en particulier.

De cette façon, les découvertes à venir peuvent être issues de tous les centres d’excellence en France et bénéficier à plusieurs pathologies comme Alzheimer, parkinson, et aussi autisme, asperger… L’axe de financement choisi par Espoir en Tête est le financement de gros matériels de recherche, à l’exclusion de tout salaire ou prestation de service.

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Cette année le film retenu et que j’ai vu en avant-première est : Le Prince oublié

Affiche le prince oublieSynopsis : Sofia, 8 ans, vit seule avec son père. Tous les soirs, il lui invente une histoire pour l’endormir. Ses récits extraordinaires prennent vie dans un monde imaginaire où l’héroïne est toujours la princesse Sofia, et son père, le Prince courageux. Mais trois ans plus tard, quand Sofia rentre au collège, elle n’a plus besoin de ces histoires. Désarmé, son père va devoir accepter que sa fille grandisse et s’éloigne de lui. Dans leur Monde imaginaire, le Prince va alors devoir affronter la plus épique de toutes ses aventures pour conserver une place dans l’histoire.

Après OSS 117 et The Artist Michel Hazanavicius a décidé de réaliser un film pour enfants. À l’origine de ce projet, il y a un script au concept fou, imaginé par Bruno Merle et coscénarisé par le réalisateur et Noé Debré , qui raconte le quotidien d’un papa veuf, de sa petite fille et du monde imaginaire qu’ils ont fini par se créer à force d’amour et de complicité. Un monde où le prince, la princesse et l’ennemi juré s’agitent dans un univers bariolé qui ressemble à un plateau de cinéma faisant écho à la vie réelle dans ce monde imaginaire.

Si nous oublions l’humour et les tournures parfois sophistiqués cette parodie gagne en simplicité et en insouciance. Elle fonctionne comme une initiation à la saveur amère de toute expérience, racontant la confrontation d’une enfant qui entre dans l’adolescence, et veut s’affranchir pour grandir. De son côté, le père s’angoisse sentant sa fille s’échapper de son contrôle.

Il y a du Vice Versa (monde imaginaire reflet de notre conscience), dans ce beau film familial qui parle à la fois aux enfants et aux adultes qui titille l’imagination des plus jeunes tout en provoquant l’émotion universelle de la relation et les émois d’une fille et de son père.

Nous avons bien sur Omar Sy impérial avec son charisme, son sourire irrésistible et sa puissance d’émotion passant de l’inquiétude à un prince rigolo, pugnace et virevoltant. Il est accompagné dans le virtuel par le vrai faux méchant François Damiens, drôle, burlesque et excellent comme d’habitude et dans le réel par la femme à la porte, la lumineuse Bérénice Béjo qui apporte fraîcheur et raisonnement à l’histoire ; tous les personnages et les enfants sont parfaits.

L’univers de fantaisie est magnifique, éclairée par le génial Guillaume Schiffman directeur de la photographie dans ce monde imaginaire de délire fantasmagorique, de costumes fabuleux et de personnages vrais ou sorti de bandes dessinées. Terminons avec la musique d’Howard Shore (qui avait fait la BO du Seigneur des Anneaux) à la fois symphonique et intimiste soulignant avec justesse l’émotion du film.

Ȧ savourer comme un délicieux bonbon acidulé en oubliant que l’on a grandi.

Opinion des gens : Le film sort dans trois jours, je n’ai donc pas les éléments que je rajouterai prochainement. Ce n’est que mon avis, même s’il semble enthousiaste compte tenu du contexte de ma présence lors de cette avant-première, à but caritatif ; je suis toujours sensible au merveilleux lorsqu’il ne manque pas d’une belle profondeur et d’une vraie humanité.

Commentaires (4)

Ginie
  • 1. Ginie | 11/02/2020
J'ai lu avec plaisir cet article et ton impression sur le film. Ça m'a donné envie de voir la bande originale du film ( que je vais aller voir après mon commentaire) . Travaillant pour un neurologue, saurait été un comble que je ne lise pas ton article hé hé !! Il y avait des neurologues ou personnel de santé invité ? Bisous mon pipa
fabulgone
  • fabulgone | 13/02/2020
J'étais le seul "invité" mais il y avait surement des professionnels de santé dans la salle. Bisous chic Pie
PRADEL Alain
  • 2. PRADEL Alain | 10/02/2020
Merci Michel pour cette belle présentation., et ton commentaire aussi poétique que le film.
Bien amicalement.
fabulgone
  • fabulgone | 10/02/2020
Merci à toi Alain, je te dois ce plaisir et cette découverte de gens qui sont aussi merveilleux que le film. Amitiés, Michel le gone du cintième

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