La Mère Brigousse

La Mère des amoureux

Dans les années 1830, elle est appelée :
La Mère des amoureux, Mère des plaisirs, de l’amour et de la frivolité ".à cause de ses fameuses quenelles en forme de tétons de Vénus.

CharpennesÀ cette époque, le hameau des Charpennes, où vécut la Mère Brigousse, était un quartier champêtre le jour et " Chaud " à la tombée de la nuit (prostitution, criminalité). Son auberge à la gastronomie coquine était fréquentée par les amoureux et les jeunes hommes bourgeois, qui venaient s’encanailler et enterrer leur vie de garçon autour de ses mets en forme de sein.

Elle faisait salle comble et on venait de loin pour déguster les fameuses quenelles qui étaient alors un plat incontournable pour les lyonnais. Elle voit ensuite arriver dans les années 1850 une clientèle d’intellectuels qui appréciaient les petites délicieusetés en forme de poitrine : quenelles, fromage, dessert et confiserie.

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Après la reconstruction du quartier, suite aux dégats de la grande crue de 1956, le quartier fut plus "apaisé" et on peut dire que la Mère Brigouse s'embourgeoisa avec une clientèle plus diversifiée et chic, tout en conservant ses spécialités coquines.

Le théâtre de Guignol, avec Gnafron, Madelon et les journaux locaux, ont souvent fait allusions à La Mère Brigousse. On peut lire dans le journal de Gnafron du dimanche 1er octobre 1865 :
« Moi je suis né z'en plein vent ; j'ai fait mes premières armes z'avec Polichinelle, aux Brotteaux, voilà comment : Un jour que Polichinelle revenait d'Italie, puisqu'il avait laissé z'en plan son patron, qui n'était pas ben chenu, puisqu'il ne voulait pas lui donner ses gages, il est arrivé par le cours des Charpennes et n'avait plus que deux sous dans sa poche et par conséquence, il ne pouvait pas se payer z'une chopine et une portion de poulet chez La Mère Brigousse .»
Autrement dit, la Mère Brigousse faisait aussi une cuisine bon marché qu’elle servait le midi.

Sa légende a traversé le temps et même aujourd’hui, ceux qui sont toujours les gardiens de la mémoire de la Mère Brigousse, soulignent que les délices qu’elle préparait pour les amoureux sont des incontournables de la capitale mondiale de la gastronomie. Nous en voulons pour preuve l'hommage qui lui est rendu avec un vin :
Saint amour 2018 – La Mère Brigousse 
Tout un symbole que ce vin un peu canaille qui colle si bien à cet établissement et à la fameuse recette des quenelles. Bien sûr, il en sera le parfait compagnon mais aussi celui de toute la charcuterie lyonnaise et des saucissons au vin rouge. C’est surtout un vin de fête et de partage.
Cave VINESCENCE à Belleville sur Saône dans le Beaujolais

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