La Mère Brazier

Une Mère 3 étoiles

Eugénie Brazier, née en 1895, orpheline de mère à dix ans sera placée dans des fermes pour garder vaches et cochons.
Mère célibataires à 19 ans son père la chasse de leur maison. Elle se retrouva à Lyon comme bonne à tout faire dans la famille Milliat célèbre fabricant de pâtes lyonnaises. Pendant leurs vacances à Cannes elle remplaça leur cuisinière et sa cuisine appréciée lança sa vocation.

À la fin de la Première Guerre mondiale, embauchée comme plongeuse par la Mère Filloux, elle y apprit aussi les recettes emblématiques de sa patronne. En 1921, elle rachète le fonds de commerce au numéro 12 de la rue Royale Lyon 1er.
Début août 1924, lors du Grand Prix automobile de Saint-Fons, l’équipe Spidolène, émerveillé par sa cuisine lui confiera plus tard, l’organisation d’un dîner de 200 convives à Paris. Mais c’est le 25 septembre 1924, que Curnonsky et Rouff, la consacreront avec une place au premier rang de la gastronomie lyonnaise. Édouard Herriot, gastronome adorait sa cuisine et son restaurant connu l’affluence.

La Mère Brazier col de La LuèreEn 1928 dans un bungalow en bois, au col de La Luère, à Pollionnay, elle ouvrit un restaurant pour les week-ends. Elle fera raser ce bungalow en 1941 pour construire un restaurant en pierres.

En 1932, le guide Michelin lui attribua deux étoiles pour ses deux restaurants, puis une troisième étoile l’année suivante.
Elle sera la première et seule femme à obtenir trois étoiles qu’elle conserva six ans.

Après une période tumultueuse à Lyon, pendant l’occupation allemande, dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, elle se concentra sur le restaurant du col de La Luère. Son fils Gaston s’occupa du restaurant de la rue Royale où il conserva deux étoiles jusqu’en 1972.

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Eugénie Brazier Mère lyonnaiseÀ Pollionnay, elle prit comme apprenti en 1946 un certain Paul Bocuse. En 1975, son fils Gaston décède et sa fille Jacotte lui succèdera rue Royale. La mère Brazier, fatiguée vendra le restaurant du col de La Luère en 1975 avant de décéder en 1977.
Sa devise était : « 
émerveiller le regard, contenter le palais, satisfaire le gourmet. ».

Pour en savoir plus, je vous conseille le magnifique ouvrage richement illustré d’Yves Rouèche, Histoire(s) de la Gastronomie lyonnaise, paru aux éditions Libel. Je vous recommande également l’excellent ouvrage de Catherine Simon paru aux éditions Sabine-Wespieser, MANGÉES, une histoire des mères lyonnaises, qui vous conduira de façon très originale sur les traces des Mères les plus célèbres ; un voyage étonnant à la fois historique et gastronomique.

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