La rose Guignol

Baptême à l'Hotel de Ville

L’occasion d’officialiser le rapprochement de Guignol et de sa Rose s’est présentée ce jeudi 20 juin 2019, alors que tout un cuchon de beau monde était convié à l’Hôtel de Ville de Lyon, pour son baptême dans le salon Justin Godart comme il se devait, sous la présidence de Gérard Collomb, notre maire, qui, soit dit en passant, avait été retenu ailleurs, sans doute par quelque autre activité moins guignolante, laissant à ses adjoints, Loïc Graber, délégué à la culture, Alain Giordano, aux espaces verts, Jean-Dominique Durand, au patrimoine et à la mémoire, le soin de représenter la ville de Lyon.
Il y avait Martial Athanaze, 1er adjoint au maire de Feyzin, là où est implantée la roseraie Orard, la dernière à cultiver la rose sur le territoire de la Métropole avec Pierre et Jean-Charles Orard pour leur grand savoir-faire, ainsi que Pierrick Eberhard, historien patenté de la rose lyonnaise.

le baptême de la roseLa rose Guignol faisait aussi partie des évènements organisées par la société des Amis de Lyon et de Guignol, en hommage au 250e anniversaire de la naissance de Laurent Mourguet, créateur de Guignol  et donc c’est madame Rosane Vicard, descendante de Laurent Mourguet qui fut la marraine de ce baptême.
Gérard Truchet, président  de la société, rappela les nombreuses manifestations qui ont déjà eu lieu et celles qui restent à venir dans le cadre de cet anniversaire. Il précisa l’historique du projet qui prit forme après la conférence de Pierrick Eberhard donnée le 3 février 2018 pour l’association des Amis de Lyon et de Guignol : Lyon et ses roses, trois siècles d’un roman d’amour ; projet qui se fortifia de ses conseils avisés et se concrétisa lors des contacts avec la roseraie Orard et les visites qui s’en suivirent pour choisir l’heureuse élue.

Sur l’image de gauche que je vous invite à améliorer en cliquant dessus, vous avez : Gérard Truchet, Rosane Vicard et Pierre Orard le rosiériste créateur.

Loïc Graber situa tout d’abord l’évènement de ce jour dans la continuité des cérémonies du 3 mars 2019 au monument Laurent Mourguet , rue du Doyenné, exactement 250 ans après la naissance du créateur de Guignol,  jour pour jour, en affirmant que Guignol était un élément essentiel du patrimoine de Lyon, au même titre que ses plus grands monuments, un ambassadeur de la culture lyonnaise. Guignol nous dit-il, c’est la dérision, l’insolence, l’impertinence et le rire. C’est aussi la préservation du Parler lyonnais… Il rassemble toutes les générations confondues, toutes les catégories sociales, de l’ouvrier canut aux érudits, tel Justin Godart et il en profite pour rendre hommage à la Société des Amis de Lyon et de Guignol pour l’ensemble de ses activités dont il souligne le caractère convivial, et notamment l’organisation de cet évènement singulier qui voit le nom de Guignol associé à un autre élément fondamental du patrimoine lyonnais : la rose. Ne fût-elle pas largement célébrée avec le succès que l’on connait en 2015 lors du festival mondial des roses et chaque année par le concours international de la rose dont le 89ème fut organisé début juin. Par ailleurs, la ville peut s’enorgueillir à juste titre de présenter au public près de 20.000 rosiers dans ses parcs et jardins, sachant que ce n’est sans doute qu’un début.

Les roses guignolMadame Rosane Vicard dévoila, non sans émotion et sous un tonnerre d’applaudissements, la rose Guignol,  protégée jusque-là de notre regard par un voile de soie lyonnaise.

Au-delà de cette cérémonie, rappelons que la rose est née sur les bords du Rhône. Elle y a trouvé un terrain propice à son développement et à son épanouissement. Une longue lignée de rosiéristes lui a donné ses lettres de noblesse pour conquérir les jardins de France et du monde. Guignol quant à lui est né sur les rives de la Saône ; Il s’est d’abord imposé devant un public de canuts pour franchir rapidement les portes des immeubles bourgeois et depuis leurs castelets, des marionnettistes passionnés lui ont permis de pénétrer le cœur des enfants de France et d’ailleurs.

Une telle similitude de destin ne pouvait être ignorée pour pérenniser la mémoire de Laurent Mourguet.

Longue vie à la rose Guignol !                                                                          

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