Du XIVe siècle à la Révolution

Histoire de l'horloge - 1ère partie

L'horloge est mentionnée dans tous les écrits sur l'histoire de la cathédrale emblématique lyonnaise, et sa création remonterait au VIe siècle. Mais aucune preuve d'authenticité des documents utilisés pour cette datation n'existe. Par contre en 1383 on signale avec certitude la présence de l'horloge astronomique dans l'édifice religieux dont la construction n'était pas achevée.

Horloge astronomique carte postaleEn mai 1562 le Baron des Adrets la détruit partièllement et vers 1598 les chanoines demandent à Hugues Levet de la réparer. Elle était déjà installée dans le transept nord, à son emplacement actuel.
Les historiens attribuent la réfection à un certain Nicolas Lippius, originaire de Bâle dont le nom apparaît dans un acte capitulaire du 3 septembre 1598. En fait, Levet avait dû demander l'aide à Lippius dont le nom figure sur une gravure d'époque représentant l'horloge qui resta intacte jusqu'au XVIIe siècle.

Cette gravure indique en français et en allemand les particularités de l'horloge :
A. le coq qui chante - B. La cloche qui sonne l'heure - C. Les petites cloches qui chantent le Sancte Spiritus - D. L'Ange qui ouvre la porte pour saluer la Vierge Marie - E. Deux têtes de lions qui remuent les yeux et la langue - F. L'Astrolabe montrant les heures, le soleil en son degré et le mouvement de la lune - G. L'Almanach perpétuel qui montre tous les jours de l'an et l'an bissextile.

deux anges plus de lionsLe fonctionnement laissant à désirer, l'Archevêque Claude de Saint-Georges envisage une nouvelle restauration et la confie en 1661 à Guillaume Nourisson qui lui donne l'aspect qu'elle a aujourd'hui.
Il démolit les tours carrées avec les fleurs de lys pour édifier un beffroi avec un campanile. Il remplace les deux têtes de lion par deux anges et il ajoute au centre, sept statuettes figurant les jours de la semaine. Dans le beffroi, l'Annonciation bénie par Dieu est entourée d'angelots frappant les cloches sur l'hymne de Saint-Jean-Baptiste et non plus sur l'air du Sancte Spiritus.
                              
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Dans la partie basse il modifie l'astrolabe et enlève les grilles devant le calendrier perpétuel. Il place sur le côté droit de l'horloge un cadran ovale avec une aiguille unique qui s'allonge, et se raccourcit pour en suivre exactement le contour lorsqu'elle tourne.

Sur le côté gauche de l'horloge, une inscription latine rend hommage à l'artiste. La traduction précise :
"Cette horloge depuis longtemps endommagée et réduite au silence par les injures des hérétiques, grâce à la pieuse munificence des très illustres et vénérables Comtes de Lyon a été non seulement réparée mais encore plus élégamment reconstruite, en l'an 1661, par Guillaume Nourisson".

Une nouvelle restauration s'avère nécessaire en 1782. Le Chapitre en charge Pierre Charny, un horloger lyonnais. Il en profite pour rajouter l'automate du suisse en habit rouge qui fait sa ronde autour de la galerie supérieure du campanile.
Lors de la Révolution Française, il faut faire sauter tous les symboles de la royauté (fleur de lys et couronne), mais les vandales n'ont pas trop endommagé l'horloge.

À suivre ... 

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