1ère partie de 2005 à 2012

Des enchères à l'achat par la municipalité

Installée rue de la Poulaillerie en 1864, cet élément du paysage et du patrimoine lyonnais a bien failli disparaître. Mais heureusement la Société des Amis de Lyon et Guignol avec la Renaissance du vieux Lyon veillaient.

2010, Rappel de Gérard Truchet, président de la Société :
Horloge avant 2005L’horloger Charvet, à l’angle de la rue Edouard Herriot et de la rue de la Poulaillerie, proche de l’église Saint-Nizier, était un homme au professionnalisme incontestable et dont les pendules ont ornés durant des décennies la presque totalité de nos carrefours, il était aussi un humaniste.

En effet, à cette époque peu de gens possédaient une montre, voire, chez eux, une horloge. Aussi, pour remédier à cet état de fait, il eut l’idée d’installer près de sa boutique sur le mur borgne de l’immeuble voisin, une horloge. Ainsi elle procurait gratuitement à tous les lyonnais, quel que soient leur rang et leur condition, l’heure. Enfin, pour bien souligner que cette horloge qu’il offrait à la population avait bien un caractère régional, il ajouta Guignol, Gnafron, Arlequin et Polichinelle afin de rythmer les heures.

Le magasin changea souvent de main, mais jamais la pendule ne rencontra de propriétaires récalcitrants à entretenir ce patrimoine. En septembre 2005 nous apprenions par la presse la vente aux enchères de cette horloge décidée par la société Fortune et représentée par un certain Yves Fournier pour qui cette pendule était une aubaine pour rapporter pas mal d’euros. La ville fut alertée et sensibilisée par la presse, et Patrice Béghain, alors adjoint à la culture put obtenir l’abandon de la vente aux enchères et c’est bien tout. Au fil du temps, le chantage prit le dessus puisque le propriétaire avait ôté purement et simplement le balancier et depuis, l’horloge s’est tue.
En cette année 2010, qu’attend la municipalité pour mettre la main au porte-monnaie ? Ne pourrait-on acquérir cette splendide horloge qui fait la fierté non seulement des habitants, mais aussi de l’ensemble des touristes. Un magasin de maroquinerie a ouvert ses portes, et l’horloge attend patiemment son sort. Les aiguilles en ce bas monde ne tournent vraiment pas rond !

Début 2012, apprenant qu’un Chinois est prêt à s’en porter acquéreur, notre président (je suis au Comité de la société des Amis de Lyon et Guignol), conjointement avec la Renaissance du Vieux-Lyon interviennent de nouveau auprès du Maire de Lyon, suggérant, afin de sauvegarder définitivement cette pendule originale, de l’installer aux musées Gadagne. La municipalité traita alors avec le propriétaire et l’acheta en 2012 pour 100 000 €.
Ouf ! Au bout de sept ans, il était temps.
Mais tout ne fut pas facile pour la suite, et le dossier continua d’être suivi par la Société des amis de Lyon et de Guignol…

Ȧ suivre ! 11 juillet 2020

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