Peter Pan épisode 6 à 10

Comme de bien s'accorde, pour cette deuxième série, vous trouverez les épisodes classés en ordre inversé pour vous permettre de visualiser le dernier mis en ligne. Vous apprendrez pourquoi le petit garçon ne voulait pas grandir. Il partit se réfugier au parc de Kensington à Londres chez les fées avant de se rendre au pays de l'îmaginaire.

épisode 7 - Peter propose d'apprendre à voler

25 octobre 2020

Celui qui un jour veut apprendre à voler doit d’abord apprendre
à se tenir debout, à marcher, à courir, à grimper et à danser
Nietzsche – Ainsi parlait Zarathoustr
a

Peter se dirigea vers le lit de John qu’il fit tomber par terre. Wendy avec humeur, lui fit remarquer qu’il n’était pas le capitaine pour décider du sort de son frère, mais comme John ne s’était même pas réveillé et continuait de pioncer sur le parquet, elle permit à Peter de rester. Radoucie car l’intention était bonne elle l’autorisa à ce qu’il lui coque la miaille oubliant qu’il ignorait ce qu’était un bécot.
Peter lui tendit le dé qu’elle lui avait offert en guise de baiser et Wendy se reprit en lui disant qu’elle s’était gourée de mot et qu’elle lui permettait en fait de lui donner un dé et elle mima le geste de faire une bise sur sa joue.
Peter trouva ceci amusant et lui déposa un baiser sur la joue. À ce moment Wendy cria :
- On dirait que quelqu’un me tire les cheveux !
Je n’ai jamais vu Clo aussi méchante ! S’inquiéta Peter tandis que Clochette reprenait sa danse désordonnée et proférait des impertinences.
Elle dit qu’elle te tirera les cheveux chaque fois que je te donnerai un dé, traduisit-il en demandant : pourquoi Clo ?
Espèce d’imbécile ! Rebriqua Clochette. Peter ne comprit pas alors que Wendy oui.

Elle fut un peu déçue quand il lui dit qu’il était surtout venu pour écouter des histoires car aucun des garçons perdus n’en connaissent et il jabilla
Sais-tu que les hirondelles font leurs nids sous les débords de toits des maisons car ils peuvent ainsi esgourder les histoires. L’autre fois ta maman racontait celle d’un prince qui cherchait la demoiselle à la pantoufle de verre. 
Cendrillon ! Jubila Wendy ; et bien il l’a trouvée, ils se sont mariés et vécurent heureux.

Peter se prépara à partir par la fenêtre pour aller le raconter aux garçons. Wendy le retint en annonçant qu’elle connaît beaucoup d’histoires.
Intéressé, Peter lui demanda de tailler avec lui au Pays de l’Imaginaire, mais Wendy rappela qu’elle ne savait pas voler. Peter enthousiaste proposa :
Le vol de Peter– Je t’apprendrai à voler sur le dos du vent et au lieu de roupiller dans ce lit stupide tu pourrais voler avec moi et dire des fadaises aux étoiles. Et puis tu zieuteras les sirènes avec leurs queues splendides.
Nous te respecterons bien sûr et tu nous borderas le soir dans nos puciers car personne ne nous a jamais bordés.
Tu repriseras nos habits en leur mettant des poches, aucun d’entre nous n’a de poches à ses habits.

C’est trop merveilleux, bieurla-elle. Apprendrais-tu à voler à John et à Michael ?
Si tu y tiens ! Rebriqua-t-il.
Wendy couru réveiller ses frères pour leur annoncer la nouvelle. John se frotta les quinquets et se leva, mais Michael prit un air renfrogné. Peter leur demanda de se taire car il entendait le silence de Nana qui n’aboyait plus.
J’entends venir dit John, Cache-toi vite Peter, lui commanda John pour la première et dernière fois de cette aventure.

Lorsque Liza entra avec Nana tout était nickel et on pouvait esgourder le souffle angélique des trois momignards. Liza était de mauvaise humeur à cause de Nana qui l’avait interrompue dans sa préparation des puddings.
Toi et tes soupçons ridicules tu vois bien que tout baigne dans l’huile, gronda la servante à Nana qui n’était pas dupe et cherchait à échapper à la laisse. Mais Liza tint bon et la poussa hors de la chambre et descendit la rattacher dans la cour avant de retourner à ses gâteaux. Nana en désespoir de cause se mit à tirer sur sa chaîne tant et tant qu’à la fin elle se rompit.

Puis elle fit irruption dans la salle à manger du n° 27. Elle leva les pattes au ciel, avec une expression tragique facile à interpréter. M. et Mme Darling comprirent immédiatement qu’il se passait quelque chose de terrible dans la chambre des enfants et ils se précipitèrent dans la rue sans même prendre congé de leurs hôtes.

À suivre…

épisode 6 - Wendy découvre l'existence des fées et la vie de Peter

18 octobre 2020

Les fées font leur lessive dans une bulle de savon et cuisent leur soupe sur un feu follet
Béatrix Beck – L’île dans une bassine d’eau

Peter vint poser ses miches au pied du lit et lui tapota gentiment son petit peton.
- Wendy, pria-t-il, reviens, une fille est plus utile que vingt garçons.
Wendy se sentit mistonne, une belle poupée et jeta un coup d’œil par-dessus les toiles.
- Tu le penses sincèrement Peter ?
- Absolument.
- C’est gentil de ta part alors je gicle du plumard.

Elle offrit de lui cloquer un bécot et Peter ignorant ce que c’était tendit la pogne.
- Tu ne sais pas ce qu’est un baiser ?
- Je le saurai quand tu me l’auras donné.

Pour ne pas le froisser, davantage, elle lui fit le présent d’un dé à coudre.
- À mezigue, dit Peter. Veux-tu un baiser ?
Elle tendit la joue, mais Peter lui mit dans la main un gland qui servait de bouton à son habit.
- Je porterais ce bécot suspendu à la chaîne de mon cou, dit-elle.
Heureuse idée qui devait par la suite lui sauver la vie.

Soucieuse des règles de bienséance, elle voulut savoir l’âge de Peter.
- Je ne sais pas, répondit-il, mais je suis très jeune. Je me suis enfui le jour de ma naissance car j’ai entendu mes parents parler de ce que je serais une fois adulte et je ne veux pas être un homme, je veux vivre en m'amusant. Alors je me suis sauvé à Kensington où j'ai vécu longtemps parmi les fées. Elles sont plutôt assommantes rajouta-t-il et se mêlent souvent de mes affaires.

Mais il les aimait bien et raconta à Wendy leur origine.
- Quand le tout premier gluant de tous les bébés se mit à rire pour la première fois, son rire se brisa en mille morceaux qui sautillèrent de tous les côtés et devinrent des fées. Chaque petit gamin ou petite gisquette devrait avoir sa fée.

Clochette la Rétameuse- Ce n’est pas toujours ainsi, questionna Wendy ?
- Non, les gniards sont tellement savants maintenant qu’ils ne croient plus aux fées et quand l’un d’eux jacte : je ne crois pas aux fées, alors l’une d’entre elles avale son pébroque et tombe raide morte. Mais au fait où est Clochette. Il l’appela.

Wendy en avait le palpitant qui s’emballait à l’idée de voir une fée.
- J’esgourde comme un tintement de clochettes, dit-elle !
- C’est Clo, c’est le langage des fées et le bruit vient de la commode. Il se mit à rire et son rire était comme un gazouillis de bébé.

Il ouvrit le tiroir et Clochette  voleta dans la carrée en glapissant de fureur.
- Tu ne devrais pas dégoiser de telles horreurs, je m'excuse, je ne savais pas que tu étais dans le tiroir et arrête de t’agiter comme une secouée du bocal.
Elle se posa sur le sommet du coucou en grimaçant de rage et Wendy put la lorgner.
- Comme elle est mignonne dit-elle. !
- Clo,
dit aimablement Peter, cette dame voudrait t’avoir comme fée.
Clochette répondit par une insolence. Peter la disputa.
- Wendy n’est pas une vilaine fille et tu sais bien que tu ne peux pas être ma fée, je suis un mecton et tu es une minette.
- Espèce d’imbécile ! rebriqua Clochette qui disparut faire la bobe dans la salle de bain.

- C’est une fille très ordinaire pardonna Peter. On l’appelle Clochette-la-Rétameuse parce qu’elle répare les casseroles et les bouilloires.
Ils s’assirent dans le fauteuil et Wendy demanda où il créchait maintenant.
- Avec les garçons perdus qui sont des enfants tombés d’un landau et s’ils ne sont pas réclamés ils sont expédiés au pays de l’Imaginaire où je suis leur capitaine. Mais nous nous sentons seuls car nous manquons de compagnie féminine.
- Comment ça, il n’y a que des garçons ?
- Les filles sont bien trop intelligentes pour tomber de leur landau.

Cette explication chatouilla délicieusement l’amour-propre de Wendy qui soupira.
- Tu parles très gentiment des filles, dit-elle, mon frère John n’a que du mépris pour notre sexe.

À suivre…

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