Le liseur du 6h 27

Chroniques ferrovières

Pendant des années, j'ai pris toujours à la même heure le TER qui me conduisait de Givors à Oullins puis de Vienne à La Part-Dieu pour rejoindre mon lieu de travail. Pendant des années, j'effectuais moi aussi 20mn de trajet que je passais à lire, jusqu'à ce qu'un jour je bascule dans l'écriture, avant de franchir une nouvelle étape pouir flirter avec le milieu de l'édition. 

En chinant comme à mon habitude en librairie, cette histoire d'un employé qui chaque matin à 6h 27 monte dans le TER et  consacre son temps de trajet à lire à haute voix des feuillets sauvés du pilon de son entreprise, m'intrigua. Le soir même je me plongeais dans la lecture de ce roman.

L'écriture est fluide et agréable. Les personnages issus de la vie ordinaire sont typés, colorés, originaux et réalistes. En fait, "on voit" tout ce qu'on lit. Le sénario très créatif est celui d'un conte de fée moderne sans princes ni princesses, attachant, émouvant  et souvent drôle. Il s'en dégage un optimisme qui colle à la réalité sans en occulter les moments cruels. Une histoire magique et on aimerait qu'elle soit bien réelle. 

En prenant le train, je ne désespère pas de croiser un jour la route d'un Guylain Vignolles !

Jean-Paul Didierlaurent

L'auteur vit dans la Bresse vosgienne ; il réalise ici son premier roman (lu dans 25 pays). Nouvelliste, Il a obtenu le Prix international Hemingway en 2010 avec Brume, nouvelle qui paraît dans un recueil intitulé Brume : et autres nouvelles du Prix Hemingway 2010. Il remporte le même prix en 2012, pour Mosquito, dans le recueil Mosquito : et autres nouvelles.

Commentaires (1)

caucheteur
  • 1. caucheteur | 29/11/2014
j'ai vraiment beaucoup aimé ce livre, mi réalité, mi romantique

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