Le Mans 66

Biopic de James Mangold

Basé sur une histoire vraie, le film suit une équipe d'excentriques ingénieurs américains menés par le visionnaire Carroll Shelby et son pilote britannique Ken Miles, qui sont envoyés par Henry Ford II pour construire à partir de rien une nouvelle automobile qui doit détrôner la Ferrari à la compétition du Mans de 1966.

Affiche le mans 66La qualité du récit et la maîtrise de la réalisation de James Mangold arrivent à susciter un certain suspense alors que l'issue est connue, Très vite, nous comprenons que le cœur du film n'est pas l'affrontement entre Ford et Ferrari.

Il est centré sur le duo de l’écurie Ford, Carroll Shelby (ex-pilote qui révolutionnera la conception de la Ford GT) et Ken Miles (mécanicien qui vit pour la course automobile), deux êtres fondamentalement opposés néanmoins liés par l'amour du circuit, de l'adrénaline et leur profonde amitié qui en découlera.

Notre première bonne surprise c’est que même si nous ne sommes pas fan des courses automobiles nous apprécions la première partie qui parvient à très bien mixer les scènes de bureau, d'essais de prototypes à toute berzingue voire de séquences plus calmes avec la famille de Ken Miles.

Nous regrettons un peu que les scènes de Caitriona Balfe, Mollie, la femme de Ken et Noah Jupe qui joue Peter son fils ne soient pas plus développées, car ils sont tous deux très bons et réalisent un sans-faute.

La seconde surprise est la dernière ligne droite, où le film ne lâche jamais le spectateur lors des 24h de Daytona et du Mans qui sont de véritables moments de bravoure où la caméra de James Mangold se dépasse. Oui c'est bien sur la piste que la mécanique bien huilée de Le Mans 66 s'emballe, sublimée par une bande-son à la rythmique plutôt rock’n’roll et dynamique de Marco Beltrami et une photographie précise, excellente de Phedon Papamichael.

Parlons des deux têtes d’affiche qui nous ont emballés par leur extraordinaire prestation. Christian Bale, prodigieux est excellent en tête brûlée fou du volant et au tempérament sanguin. Un rôle inédit pour cet acteur dont le jeu intense ou comique, et son accent british volontairement accentué (ce qui confirme que la VOST est un plus) sont un délice.
Matt Damon livre un solide contrepoids, en homme mesuré et passionné, totalement investi dans sa foi envers son ami pilote qu’il lui faut canaliser. Il parviendra à être le principal contributeur de la réussite finale.

Avec aussi d’excellents dialogues, nous pouvons dire que Le Mans 66 est véritablement un film engageant, rythmé, doté d'une énergie communicative qui ne peut qu'embarquer le spectateur en plaçant l'humain au premier plan. Ce long métrage n’est jamais trop didactique ou pontifiant et nous bénéficions en plus d'une reconstitution d'époque exemplaire (les stands du Mans semblent tout droit sortis du passé), d'une fabrication maîtrisée et d'un casting talentueux.

Avec plus de 400 000 entrées au démarrage en France, le réalisateur a d’ores et déjà réussi son pari.

Opinion des gens :
Presse (32 titres) – 97% de positif dont 6% de 5/5 et 62% de 4/5 et un petit 3% de passable.
Spectateurs (275 critiques) – 95% de positif dont 40% de 5/5 et 40% de 4/5 et 5% de passable en négatif.
Notation (près de 2000 personnes) – 92% ont aimé le film.

Nationalité : Américaine. Genre : Biopic, drame, courses automobiles.

17 novembre 2019

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