Once upon a time in Hollywood

Film sur le cinéma de Quentin Tarantino

En 1969, la star de télévision Rick Dalton et le cascadeur Cliff Booth, sa doublure de longue date, poursuivent leurs carrières au sein d’une industrie qu’ils ne reconnaissent plus.

Affiche once uponTarantino reste en adéquation avec toutes les thématiques de son cinéma confirmant son amour pour le septième art dans un mélange de réel et de fictionnel, avec comme toujours un côté touchant.

Je partage cet amour du cinéma qui ne me quitte pas car le cinéma est toujours en pleine évolution et je ne suis pas nostalgique du passé dont je garde un souvenir tendre et émouvant.
J’avais vingt ans  en 1968, alors c’est un réel bonheur de naviguer dans ce Hollywood de 1969 recréé à la perfection, qu’il s’agisse des rues, des studios, des costumes et quelques personnages préexistant, presque aussi vrais que nature, comme  Steve McQueen, Martin Schwarz, Bruce Lee ou Sharon Tate sublimés par la photographie de Robert Richardson.

En partant de deux personnages lambda fictionnels : l’acteur de séries TV Rick Dalton, et son cascadeur Cliff Booth, homme à tout faire et meilleur pote contraint de rester dans l'ombre, un duo interprété par Léonardo DiCaprio et Brad Pitt, tous deux au sommet de leur art, Tarantino réhabilite les figures oubliées ayant participé à cet âge d'or qu'il affectionnait tant, et qu’il critique également pour réussir finalement un numéro d'équilibriste hors-pair en mélangeant le "réel" et le fantasme fictionnel.

Tout se révèle passionnant dans ce patchwork de digressions, que ce soit entre autre avec Margot Robbie/Sharon Tate, excellente, se regardant au cinéma, ou la scène avec la jeune Julia Butters qui est tout simplement magnifique et rafraîchissante.

Pour le reste de la distribution saluons : Emile Hirsch, Kurt Russel, Timothy Olyphant, Al Pacino, Margaret Qualley, Bruce Dern, Austin Butler ou encore Mike Moh sosie de Bruce Lee (pardon à tous ceux que j’oublie, la liste serait top longue) et qui ont souvent des rôles faisant office de caméos sans aucune fausse note.

Sans rien dévoiler, Tarantino distille tous ses pions jusqu'à un final jouissif porteur du message du film, où la réalité rejoint la fiction, où le fantasme et la rêverie sont prônés tout en nous montrant le Nouvel Hollywood qui s'annonce. Le plan final est vraiment porteur d'un sens mélancolique et utopique qui ne peut qu'émouvoir.

Un film réalisé avec soin et amour. Tout cela reste du cinéma qui ne peut convenir à tout le monde même si ce film connaît à sa sortie la plus forte distribution d’un Tarantino en France. Et je confirme que la VOST est incontournable pour apprécier toute la saveur de ce long métrage.

Opinion des gens : Il est indéniable que la bande annonce, qui ne dévoile rien, a attisé la curiosité d’une tranche de la population pas forcément pro-Tarantino. C’est ce qui explique la disparité entre les avis presse comme la notation des spectateurs qui tranchent avec les critiques de ceux qui se sont senti floués et qui naturellement ont exprimé leur colère. Mais voyez plutôt :
Presse (36 titres) – 91% de positif dont 45% de 5/5 et 36% de 4/5 et en négatif 5% de passable et 4% de mauvais.
Spectateurs (500 critiques) – 52% de positif dont 18% de 5/5 et 22 % de 4/5 et en négatif 18% de passable et 30% de mauvais.
Notation (2400 personnes) – 85% ont aimé ce film.

Sachant que 192 373 ont vu ce film le premier jour, difficile de se faire une opinion malgré les 3000 personnes qui se sont exprimées.
Personnellement, je me suis retrouvé dans l’atmosphère de l’époque et de mes cinémas de 1960 à 1969 (c’est-à-dire de mes douze à vingt-et-un an, année de ma majorité de l’époque), alors c’est un coup de cœur.

Nationalité : États-Unis. Genre : Histoire du cinéma, période charnière, suspense…

15 août 2019

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