Parasite

Parasite de Bong Joon-Ho

Toute la famille de Ki-taek est au chômage, et s’intéresse fortement au train de vie de la richissime famille Park. Un jour, leur fils réussit à se faire recommander pour donner des cours particuliers d’anglais chez les Park. C’est le début d’un engrenage incontrôlable, dont personne ne sortira véritablement indemne...

Parasite afficheBong Joon-ho, réalisateur et coscénariste, définit son film comme une comédie sans clowns et une tragédie sans méchants. Nous confirmons.

Au début du film, les situations sont assez comique teintée d’humour noir avec les passages d’arnaques délectables. En avançant, nous nous trouvons dans une ambiance plus lourde, plus sombre malgré quelques petites touches d’absurdes. Peu à peu tout devient très cru, jusqu’à la violence et un final particulièrement intense, émouvant, éprouvant et qui ne laisse pas indifférent.

Nous suivons tous ces personnages attachants malgré leurs défauts et leurs choix au-delà de toute morale, laquelle pose question par certaines répliques percutantes car ce film est très riche en dialogues, mais jamais bavard. Une de mes répliques favorites est celle de Chang Hyae Jin, la mère de la famille Ki-taek : « L’argent, c’est comme le fer à repasser, ça efface tous les plis ».

Les acteurs sont tous incroyables ; ils maîtrisent autant le registre comique que dramatique. Song Kang-ho, qui joue le père de la famille Ki-taek est l’acteur fétiche du réalisateur et il se montre bluffant.

Les plans sont magnifiques et la photographie est impeccable. L’immensité de la maison où se passe la plupart des situations est bien mise en valeur avec les différents plans qui donnent une vraie âme à cette demeure. Certains passages utilisent des ralentis et cela sublime l’image. Nous retiendrons qu’il s’agit bien d’une critique sociale poignante grâce à un scénario puissant et une réalisation parfaite.

Nous pensons, que cette année, la Palme d’or est entièrement méritée. Un film très métaphorique, vivant et pas intello, mais qui ne doit pas être pris au premier degré. C’est aussi un grand film d’angoisse, imprévisible, agité par les névroses et troué d’incertitudes remarquable dans son écriture progressive, une farce tragique qui rejoue la lutte des classes en milieu domestique.

Opinion des gens : Presse (35 titres) – 100% de positif dont 77% de 5/5 et 20% de 4/5. Spectateurs (205 critiques) – 84% de positif dont 33% de 5/5 et 38% de 4/5 et en négatif 12% de passable et 4% de mauvais. Notations (1600 personnes) – 97% ont aimé ce film.

Nationalité : Corée du sud. Genre : fable sociale, suspense

11 juin 2019

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