Rogue One

Star Wars story, de Gareth Edwards

Situé entre les épisodes III et IV de la saga Star Wars, le film nous entraîne aux côtés d’individus ordinaires qui, pour rester fidèles à leurs valeurs, vont tenter l’impossible au péril de leur vie. Ils n’avaient pas prévu de devenir des héros, mais dans une époque de plus en plus sombre, ils vont devoir dérober les plans de l’Étoile de la Mort, l’arme de destruction ultime de l’Empire.

Affiche Rogue oneComme de bien s’accorde, en cette fin 2016, la salle est bien remplie. Avec un vrai mélange de génération. Depuis la révolution d’il y a quarante ans, la saga Star Wars se transmet de père-mère en fils-fille sans distinction d’âge ou de sexe.

Cette année est un peu particulière puisque cette histoire précède le 4ème épisode, c’est-à-dire le premier épisode de la série sortie en 1977 où nous avons découvert les mythiques, Han Solo, Obi-Wan Kenabi, Chewbacca, R2-D2 et C-3PO sans oublier Luke Skywalker et la princesse Leila. Que de chemins interstellaires ils ont traversés avec les épisodes 4-5-6-1-2-3-7 avant que nous nous trouvions fin 2016 à la case départ avec cette mission suicide où un petit groupe de rebelles doit dérober les plans de l’étoile noire, l’arme monstrueuse de Dark Wador.

L’histoire est sombre et paradoxalement peu empreinte de sentiments. On croirait que les acteurs savent qu’ils vont au carnage pour sauver ce qui reste de la Fédération et du combat des rebelles contre l’Empire. Nous sommes bien dans une lutte contre le totalitarisme où personne n’est épargné, personne n’est vraiment bon ni mauvais.

Nous sommes dans un film de guerre sans quartier, une lutte désespérée contre le mal universel. Jyn jouée avec brio par Félicity Jones est prête à annihiler tous les soldats de l’empire pour sa vengeance personnelle, le capitaine Cassian, Diego Luna, est confronté à une mission pour le moins ambigüe et tous les personnages formant l’équipe des rebelles, ont (le moins qu’on puisse dire) les traits volontairement exagérés et nous les voyons perdre la vie sans avoir eu le temps de nous attacher vraiment à l’un d’eux.

Vous l’avez compris, le scénario est très sombre, pessimiste et âpre. Cet opus, nous laissera toutefois quelques traces car le paradoxe, c'est que sans être attaché aux protagonistes, leurs visages sont bien ancrés dans notre mémoire sans nous avoir fait rêver.

En conclusion, nous pouvons dire qu’il ne fallait pas sauver le soldat Ryan ! Gareth Edwards le réalisateur a bien rempli son contrat.

Opinions favorables :
Presse - 89% dont 18% de 5/5 et 41% de 4/5
Spectateurs - 83% dont 28% de 5/5 et 38% de 4/5 et curieusement 4% de mauvais et 3% de nul !

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