Dofus - Livre 1 : Julith

Animation de Anthony Roux et Jean-Jacques Denis

Dans la majestueuse cité de Bonta, Joris coule des jours heureux, aux côtés de Kerubim Crépin, son papycha adoptif. Mais tout bascule lorsque Joris, bravant l’interdiction de papycha, tente d’approcher son idole de toujours, la mégastar du Boufbowl, Khan Karkass. De son côté, Julith, la sorcière, revient avec une revanche à prendre et un objectif : anéantir Bonta. Joris et ses amis arriveront-ils à sauver la cité et tous ses habitants ?

Dofus - Livre 1 : JulithJe suis un dinosaure de plus de 60 ans, qui n’est pas joueur du jeu Dofus ni d’autres d’ailleurs et je ne le connais pas. Je suis allé voir le film par "curiosité" car c'est un film d’animation vraiment franco/français et ça m’intriguait.
Ce film marque sans doute un tournant dans l'histoire de l'animation contemporaine d’un studio français ; cette équipe de dessinateurs et de scénaristes forment une nouvelle génération dans l'animation à la fois mature et avec une personnalité propre, joyeuse et libre. Ils ont certainement été élevés dans la culture Manga qu’ils ont intégrée avec tous les codes, la mythologie héroïque et les rythmes fous et se la sont appropriée sans concéder quoique ce soit à une haute exigence technique et artistique.
Ce n'est ni Disney, ni un Manga, ni Pixar, ni Miyazaki mais un nouveau produit, bien fini avec une animation époustouflante, une avalanche d'effets spéciaux, une musique symphonique de grande qualité, des valeurs morales très honorables portées par un scénario hyper classique et un humour léger (un poil "franchouillard" sympa mais pas vraiment indiqué pour les enfants de moins de 8 ans) : Passée la surprise des 10 premières minutes, on est pris dans un univers à la fois bienveillant et étrange, qui sans revendication artistique ou intello, nous fait voyager, sans prétention, dans un rêve épique, tonique et tendre à la fois où, pendant 2 heures, on se régale.

J'adopte définitivement ce petit Joris aussi noir et attachant que Caliméro (dans un autre registre), ces nez pointus, ces chiens et ces chats et cette souris magicienne du futur. Laissez-vous emporter dans ce tourbillon imaginaire.
Un film délaissé par la critique presse, mais porté par les spectateurs où j’ai été surpris de constater que sur 153 critiques, ce qui est énorme, 100 lui attribuent 5/5, 42 donnent 4/5, 5 le créditent de 3/5 et il ne reste que 6 critiques négatives. C’est la première fois que je vois un tel plébiscite.

Avertissement : le générique de fin est à voir jusqu'au bout ; petite surprise...

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