Cendrillon

Le merveilleux existe, je l'ai rencontré

Kenneth Branagh réalise l'exploit de nous transporter dans un de nos rêves d'enfant en nous rendant l'imaginaire que nous avons tous abandonné pour entrer dans l'âge "adulte".
Lily James qui interprète Ella, n'est pas une souillon confinée dans les tâches domestiques. Elle plie comme le roseau pour ne pas se faire déraciner par la méchanceté en conservant cet espoir qui permet à tout être humain de rebondir avec patience et intelligence. Elle est belle, raffinée, pleine d'esprit avec une personnalité forte et attachante. 
Richard Madden est un prince pragmatique, sensible et drôle, conscient de sa charge sans en être prisonnier et volontaire sans agressivité pour aller au bout de ses sentiments.
Helena Bonham Carter est une fée comme nous aimerions en voir plus souvent, un brin maladroite mais efficace et imaginative dans son rôle de marraine en nous offrant une séance de transformation imaginative, fabuleuse, magique et magnifique comme le plus beau des feux d'artifice.
Cate Blanchett est tout simplement sublime dans son rôle de mâratre cruelle et possessive pour assurer l'avenir de ses filles qu'elle sait sottes et mauvaises. Nous ne parvenons pas à la détester complètement.
Même les souris, l'oie et les lézards jouent à la perfection.

Les costumes, les décors sortent naturellement d'un conte de fées pour notre enchantement. Alors, à moins d'avoir perdu notre âme d'enfant comment ne pas se laisser submerger par ce moment délicieux où nous pouvons nous échapper pendant près de deux heures de ce monde réel qui souvent nous étouffe. Enfant, adolescent, adulte et au-delà, "Carpe Diem" jouissons du moment présent et sans modération  Ça fait du bien de pouvoir lâcher-prise sans effort "et sans fermer les yeux" bien sûr.

Croyez en la parole d'un gamin petit-cousin d'Agecanonix !

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