Mauvaises Herbes

comédie dramatique de Kheiron

Waël, un ancien enfant des rues, vit en banlieue parisienne de petites arnaques qu’il commet avec Monique, une femme à la retraite qui tient visiblement beaucoup à lui. Sa vie prend un tournant le jour où un ami de cette dernière, Victor, lui offre, sur insistance de Monique, un petit job bénévole dans son centre d’enfants exclus du système scolaire.
Waël se retrouve peu à peu responsable d’un groupe de six adolescents expulsés pour absentéisme, insolence ou encore port d’arme.

De cette rencontre explosive entre « mauvaises herbes » va naître un véritable miracle.

Affiche Mauvaises Herbescliquez sur l'image pour la rendre plus lisible et jolie.
Kheiron, français de souche iranienne, avant de se diriger vers le cinéma, avait travaillé dès l’âge de 15 ans comme animateur jusqu'à la direction d'un groupe de professionnels de l'AFPAD aidant des jeunes en difficulté scolaire. Autant dire qu’il maîtrise son sujet en qualité de scénariste, acteur et réalisateur de ce long métrage « Mauvaises Herbes ».

Ce film, même s’il relève d’une très belle fable, est une véritable leçon de vie ! Refuser l’échec, et croire toujours en l’enfant, ou l’ado, jusqu’à voir enfin l’homme ou la femme qu’il deviendra... Cette histoire d’une fraîcheur et d’une spontanéité incroyable, est doublée d’une sincérité qui fait chaud au cœur !

Tout se met en place sur une complicité unique qui unit le duo très touchant que composent Catherine Deneuve (excellente), et Kheiron (Waël) jubilatoire dans un rôle d’arnaqueur à la petite semaine, dont l’enfance assez remuante nous est contée de manière fort originale... Rajoutons à ce duo, un André Dussollier brillant et épatant, et bien sûr cette bande de jeunes en difficulté, tous plus vrais que nature, ce film devient un vrai petit bijou.

Ce sujet, dramatique à l’origine, ne doit pas être pris trop au sérieux, car tout est, en effet, source d’humour, d’espièglerie et de délicieuses répliques, de réactions fortes, justes et pertinentes. Ce qui émerge avant tout, à propos de ces jeunes au reflet si vrai et naturel c’est la relation qu’ils développent peu à peu avec ce fameux éducateur quelque peu farfelu. Tout est construit sur une vraie relation humaine, décrite avec une grande subtilité, beaucoup d’humour en dégageant ainsi un vrai message d’espoir.

Les petits rôles, notamment celui joué par Leila Boumedjane (l’avocate Sarah, sœur de Nadia, courtisée par Waël) nous apporte sa petite lumière et le ripou incarné par Alban Lenoir est un méchant bien convaincant. Et nous n’oublions pas Aymen Wardane (Waël enfant) touchant, émouvant et drôle, protégé par la jeune sœur catholique de l’orphelinat interprétée joliment par Ingrid Donnadieu (un nom prédestiné pour ce rôle et qui ne s’invente pas).

Alors oui, je rejoins les 94% d’avis positifs des spectateurs car ce long métrage nous fait ressortir de la salle de cinéma  l’esprit ragaillardi, enjoué, plus que convaincu que le meilleur est toujours à venir chez tout individu si on sait le comprendre, le valoriser et croire en lui. Et comme le dit Dussollier ‘’Un enfant difficile est avant tout un enfant qui est en  difficultés’’.

Opinion des gens :
Presse – 75% de positif dont 25% de 5/5 et 21% de 4/5 et en négatif 17% de passable et 8% de mauvais.
Spectateurs – 94% de positif dont 39% de 5/5 et 40% de 4/5 et en négatif 3% de passable et 3% de mauvais. Significatif avec 200 critiques de spectateurs.

Nationalité : France. Genre : comédie dramatique 

23/11/2019

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