L'école est finie

Une comédie d'Anne Depetrini

Agathe Langlois, parisienne jusqu’au bout de ses ongles bien vernis, a tout pour être heureuse : une famille qu’elle adore, une super bande de copines, et elle vient d’être titularisée comme professeur d’anglais. Mais quand elle apprend qu’elle est mutée à des centaines de kilomètres de chez elle, en pleine campagne, c’est la douche froide. Les pieds dans la boue, à Trouilly-sur-Selles, la bonne humeur d’Agathe va être mise à rude épreuve. Entre des collègues démotivés et des élèves plus que dissipés, cette première année d’enseignement va lui réserver bien des surprises…

Affiche l'école est finieAnne Depetrini nous offre une comédie fraîche et sympatique avec le couple (de cinéma) attachant que forme  Bérengère Krief (Agathe) et Grégory Fitoussi (Raphael). 

Le scénario pas compliqué est transparent et cousu de fil blanc, et nous nous y retrouvons facilement,  toutes générations confondues. Beaucoup de drôleries et de tendresse avec les ados, les adultes comme dans la relation maladroite d'Agathe avec son nouveau collègue.

Elle bénéficie, il est vrai, d'un rôle simple, bienveillant et juste ce qu’il faut de caricatural pour que nous comprenions qu’il ne s’agit pas de brocarder les échanges Paris-Province et de faire un pamphlet, une satire de la société, des enseignants comme des élèves. Les enseignants sont des femmes et des hommes comme les autres et les élèves ne sont jamais méchants, mais turbulents ou facétieux avec un zeste de décalé qui les rend touchants.

Tous les travers un peu exagérés ne sont que quelques égratignures montrées sans penser à mal ou moraliser, juste pour faire sourire. C’est comme cela que j’ai ressenti ce film de vacances pour nous faire oublier la grisaille du quotidien.

Pour Bérengère, je n’hésite pas à lui donner le césar du sourire le plus lumineux du cinéma, en reconnaissant que j’ai un faible pour le talent de cette jeune humoriste lyonnaise qui donne une belle générosité à son personnage.

Le rythme est fluide, alternant entre les conditions d'hébergement trop marrantes, à l'ancienne, les relations positives avec des ados, pas forcément en adéquation avec une jeune prof d'anglais. La rencontre entre  Agathe et Raphael est amusante comme les gaffes de la jeune professeure.

Patrick Chesnais (hébergeur d’Agathe) qui campe un époux désemparé face au début de sénilité de sa femme apporte une touche très belle et touchante à cette histoire.

Petit clin d’œil à Marilou Berry venue participer elle-aussi à cette aventure d’un joli petit film familial et sans prétentions.

Opinion des gens :
Presse – très peu de critiques pour être significatif, de très bien à mauvais sans méchanceté pour les acteurs 25% de bien, 50% de passable, 25% de mauvais.
Spectateurs – 52% de positif, 26% de passable et 22% de mauvais. Ici aussi peu de critiques, normal car le public (comme je l’ai constaté, était surtout familial).

Nationalité : France. Genre : comédie.

11/07/2018

Commentaires (1)

michel
  • 1. michel | 17/07/2018
Pas mal du tout , dans le genre prolifique du film de collège, qui ne se pique pas de donner des leçons.
Au vu du début, on pouvait s'attendre au pire, mais une certaine tendresse, voire une tendresse certaine, se fait progressivement jour dans tous les types de relations humaines, au départ caricaturales. Seul peut-être le directeur ne s'améliore guère, partant d'un personnage tellement outré..

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