Dans la brume

Le jour où une étrange brume mortelle submerge Paris, des survivants trouvent refuge dans les derniers étages des immeubles et sur les toits de la capitale. Sans informations, sans électricité, sans eau ni nourriture, une petite famille tente de survivre à cette catastrophe... Mais les heures passent et un constat s'impose : les secours ne viendront pas et il faudra, pour espérer s’en sortir, tenter sa chance dans la brume...

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Dans la brume afficheDaniel Roby (réalisateur québécois) nous propose un film catastrophe misant sur les péripéties de ses personnages. Une volonté de rester dans le réel, de se positionner à dimension humaine, avec un nombre restreint de personnages. Il souhaite que nous nous identifiions à la situation dramatique, que nous ayons de  l'empathie pour les protagonistes dans leur volonté de survivre.

Ce sont donc  les comportements des parents et de leur fille  et d’un couple d’une autre génération, que l’on va observer tout au long de cette histoire terrifiante. Les deux plus âgés (Anna Gaylor et Michel Robin, des acteurs que nous avons plaisir à revoir) sont très tendres et rafraichissants dans cette ambiance étouffante. La jeune Sarah, Fantine Harduin, coincée dans une bulle, atteinte d’un syndrome rare, va se révéler très symbolique en devenant l’enjeu de cette histoire par toutes les difficultés et problèmes qu’elle va poser à sa famille, elle-même poussée dans ses retranchements.

Romain Duris et Olga Kurylenko sont aussi d’une justesse faite de retenue et d’humilité, et ça marche donc plutôt bien avec en plus des effets visuels sur Paris assez étonnants et même jamais vus ! Un film efficace, avec une musique adaptée qui accompagne l’action sans la parasiter.

Pas de scènes larmoyantes qui durent, pas de long discours creux comme on en a souvent dans les films catastrophes, pas de rebondissements improbables. L’inexplicable n’est jamais expliqué ce qui peut déconcerter, mais le parti-pris reste de nous montrer les réactions humaines et qu’importe l’origine et la solution de la catastrophe.

La conclusion ‘’prévisible’’ n’est pas un happy-end et peut aussi laisser de l’amertume ; le film reste intéressant, efficace et empreint d’une tension dramatique humaine très intense. À voir en sachant que la catastrophe n’est qu’un prétexte.

Opinion des gens :
Presse – 83% de positif dont 50% de 4/5 et 33% de 3/3 et en négatif 17% de passable. Seulement 6 sur 36 critiques presse ont donné un avis !!!
Spectateurs – 68% de positif dont 16% de 5/5 et 22% de 4/5 et en négatif 16% de passable, 9% de mauvais et 7% de nul. Avec plus d’une centaine de critiques, c’est fiable.
Seul petit bémol, c’est que la majorité des avis commence par « un film français », ce qui fait un peu cocorico  et occulte le fait que le réalisateur est québécois ; mais ne chipotons pas, le cinéma français est d’un très bon niveau.

Nationalité : France, Québec. Genre : catastrophe, drame humain.

11/04/2018

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