The Ride

film documentaire de Stéphanie Gillard

Chaque hiver, une troupe de cavaliers Sioux traverse les grandes plaines du Dakota pour commémorer le massacre de leurs ancêtres à Wounded Knee. Sur ces terres qui ne leurs appartiennent plus, les aînés tentent de transmettre aux plus jeunes leur culture, ou ce qu’il en reste. Un voyage dans le temps pour reconstruire une identité perdue qui confronte l’Amérique à sa propre histoire.

The rideStéphanie Gillard jeune réalisatrice française vient nous raconter la traversée du Dakota, sur 450 km, d’une troupe de cavaliers sioux en direction de Wounded Knee, lieu de l’ultime massacre des indiens en 1890.

Avec pudeur et générosité, elle nous fait vivre cette chevauchée, "accompagnée depuis les années 80 par des camions", qui vise à honorer les ancêtres, mais aussi à initier les plus jeunes aux vertus du travail avec les chevaux, pendant deux semaines dans des conditions climatiques difficiles.

Cette recherche d’une identité mise à mal rappelle les difficultés des réserves clairsemées et de cette civilisation tellement bafouée qu’elle a bien du mal à faire revivre sa culture et sa langue.

Sans qu’il soit question d’entretenir une quelconque exécration des blancs, il s’agit de ne pas oublier ce qui s’est passé : les terres des Indiens leur ont été volées, au prix du sang. En parcourant, chaque hiver, le trajet des ancêtres, en allant sur le lieu même où ils ont péri, les Lakotas d’aujourd’hui affirment leur dignité et rappellent aussi, à l’occasion, combien peu de personnes et de notables ont su se mettre à leur écoute.

C'est grâce aux bonnes volontés des anciens qui s’acharnent avec passion et bienveillance à la transmission de ce périple auprès de leurs descendants que tout cela perdure. Et nous devons ce documentaire à celle qui a participé et a pris le temps de rester à leurs côtés tout au long de leur pèlerinage, Stéphanie Gillard, cinéaste sympathisante de la cause indienne qui a su parfaitement mettre tous ces aspects en évidence.

Opinion des gens : Pas d’avis négatif de la Presse et des Spectateurs car le devoir de mémoire de ce documentaire magnifique, émouvant, naturel et simple ne comporte rien de manichéisme, essentiellement une quête spirituelle.

Nationalité : France, États-Unis. Genre : Film documentaire

13/02/2018

Cadeau pour tous ceux qui ne pourrons voir ce film : l'interwiew visible sur youtube.
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