La Belle et la Belle

Comédie, de Sophie Fillières

Margaux, 20 ans, fait la connaissance de Margaux, 45 ans : avec tout ce qui les unit, il s'avère qu'elles ne forment qu'une seule et même personne, à deux âges différents de leur vie…

La belle et la belle afficheSophie Fillières  nous propose une petite fantaisie ordinaire aidée par la drôlerie décomplexée de Sandrine Kiberlain. Elle signe une comédie d'humeur, plus profonde qu’il n’y parait. 

Le film mêle réalisme et merveilleux, finesse et pitrerie, détente et gravité, simplicité et profondeur ; il part d'un postulat fantastique et est traité avec réalisme et drôlerie. C'est léger mais ça nous fait aussi réfléchir.

Sandrine Kiberlain confirme qu’elle est une de nos meilleures actrices françaises. Je reconnais humblement ma partialité car je trouve cette actrice talentueuse et lumineuse.

Avec Agathe Bonitzer elles sont géniales grâce à  une vraie complicité. Melvil Poupaud vient compléter ce casting avec sobriété et élégance.

Un film frais et moderne, des dialogues intelligents et une mise en scène efficace. Ce film nous fait croire aux rêves, aux contes, aux enchantements ce qui est le fondement du cinéma, trop souvent oublié par les réalisateurs !

La réalisatrice donne aux personnages toute leur personnalité, leur âme ; elle les rend exceptionnels, sans les sortir de leur statut ordinaire. Et c’est ce mélange justement, de banal et d’exceptionnel, tout au long du film, qui rend cette aventure assez belle.

Je conçois aussi que ce film peut déstabiliser si l’on reste trop cartésien.

Opinion des gens :
Presse -95% d’avis favorable dont 57% de 4/5 et en négatif, 5% de mauvais.
Spectateurs – 63% de positif dont 31% de 5/5 et 6% de 4/5 et en négatif 17% de passable et 20% de mauvais. Ce qui confirme que ce film peut déstabiliser ou déplaire.

Nationalité : France. Genre : Comédie, romance, onirisme  

17/03/2018

Commentaires (1)

michel
  • 1. michel | 23/03/2018
j'ai à peu près accepté la fantaisie du scénario, sans bien tout comprendre, mais tu me diras qu'il ne s'agit pas de comprendre
j'ai aimé, mais aurais aimé sans doute plus encore si Agathe Bonitzer daignait parfois sourire(exception faite de la scène du ballon dans la piscine) au lieu de trainer toujours sa triste figure qui la destine à être le pendant féminin de Bacri.

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