Les Triplettes de Belleville

ciné-concert, auditorium Lyon

Champion est un petit garçon mélancolique adopté par sa grand-mère, Madame Souza. Remarquant la passion de l’enfant pour le cyclisme, elle lui fait suivre un entraînement acharné, à tel point que Champion se retrouve, quelques années plus tard, au Tour de France. Le garçon est bientôt kidnappé par deux truands, direction l’Amérique. Les Triplettes de Belleville, excentriques stars du music-hall des années trente, viennent au secours de Madame Souza…

Triplettes de bellevilleLe film de Sylvain Chomet nous fait partager la vie particulière et originale de Madame Souza et de son petit-fils Champion. Ce film d’animation est d’une qualité graphique et technique irréprochable, nous plongeant au cœur de Belleville, une ville qui se retrouve en plein centre de Paris, puis qui se mélange aux paysages de New York. Si bien qu’à la fin, on ne sait plus où l’on se trouve !

Des personnages hyper caricaturés, où l’on retrouve avec beaucoup d’émotions des personnages haut en couleurs, comme Yvette Horner, Fred Astaire, Django Reinhardt et bien d’autres encore. Ce bijou de l’animation Française est un pur régal ! À ne pas se méprendre même si c'est un dessin animé ; c'est plutôt réservé aux adultes, une merveille graphique, une oeuvre d'art tout simplement.

La bande son est superbe ce qui ne gâche rien. Nous avons une coproduction franco-canadienne entre Sylvain Chomet qui signe ici l’un des plus beaux films d'animation français contemporains, porté par la musique du canadien Benoît Charest.

Opinion des gens : Presse – 94% de positif dont 60% de 5/5 et 34% de 4/5, pas de 3/5 et en négatif 6% de passable à 2/5. Spectateurs  - 70% de positif dont 38% de 5/5 et 26% de 4/5 ; en négatif : 8% de passable, 15% de mauvais et 7% de nul.

Nationalité : France, Belgique, Canada, Angleterre, Lettonie. Genre : Animation, comédie, drame, autodérision

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TriplettesSi je vous parle de ce film de 2003, c’est parce que le 5 décembre 2017 j’ai eu l’immense plaisir d’assister à l’Auditorium de Lyon au ciné-concert de ce film sans dialogue. La bande son était assurée par le compositeur Benoît Charest en personne et son Jazz Band, sept musiciens et une chanteuse.

Michael Emenaupercussions et vibraphone, Dan Thouinclaviers et accordéon, Morgan Moore, basse, Bryan Headbatterie, Bruno Lamarcheflûte et clarinette, Maxime Saint-Pierretrompette, Sheffer Brutontrombone.

Je ne peux vous donner le nom de la chanteuse que je n’ai trouvé ni dans le programme ni dans les différents articles de presse ! Pourtant, elle a été chaleureusement présentée par Benoît Charest et sa prestation a été remarquable. J’essaye de l’identifier car elle mérite d’être citée comme les sept musiciens. Si un de mes lecteurs pouvait m’aider, je lui en serais reconnaissant.

Mais ne nous dispersons pas. Benoît Charest était ce soir-là très présent, à la guitare, comme en qualité de chef d’orchestre, de chanteur et avec ses complices du Jazz Band comme bruiteur. Un exploit de ce groupe d'artistes qui vont de succès en succès. Bien évidemment ils ont reçu une « standing ovation » largement méritée. Et nous avons bénéficié en retour d'une interprétation jazzy de la chanson de Charles Trenet "Boum", magnifique. Je précise que pour leur deuxième prestation prévue le 6 décembre, elle s’est effectuée à guichet fermé, toutes les places avaient été retenues.

Merci à ma merveilleuse amie de ce présent qui restera dans ma mémoire comme un des  moments les plus agréables de ma passion pour le cinéma. Je termine par cette opinion parue dans « Positif »  un des meilleurs mensuels et sans doute le plus rigoureux du septième art.

Philippe Rouyer a écrit : « Les Triplettes de Belleville, un film qui possède le charme d’un conte lucide et merveilleux raconté par un adulte qui n’a rien oublié de ses rêves d’enfant ».

05/12/2017

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