Le Musée des Merveilles

film de Todd Haynes

Sur deux époques distinctes, les parcours de Ben et Rose. Ces deux enfants souhaitent secrètement que leur vie soit différente ; Ben rêve du père qu'il n'a jamais connu, tandis que Rose, isolée par sa surdité, se passionne pour la carrière d'une mystérieuse actrice. Lorsque Ben découvre dans les affaires de sa mère l’indice qui pourrait le conduire à son père et que Rose apprend que son idole sera bientôt sur scène, les deux enfants se lancent dans une quête à la symétrie fascinante qui va les mener à New York.

Le musee des merveillesTodd Haynes, nous propose un film fascinant par ce qu’il nous raconte, nous montre et grâce à une bande son impressionnante qui accompagne en caméra subjective et de façon immersive le parcours de ces deux enfants sourds.

Ce côté un peu déroutant peut aller jusqu’à contrarier une partie des spectateurs en situation d'être, de temps à autre, comme "sourds". Nous vivons un labyrinthe de situations et de sensations avec une reconstitution parfaite des différentes époques qui semblent évoquer une liaison paranormale entre Rose dans les années vingt et Ben dans les années soixante-dix.

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Le scénario d’une intelligence rare, d’une grande inventivité  et d’une pertinence délicate nous plonge en pleine poésie et rien ne nous permet de deviner la fin de cette histoire qui se révèlera  surprenante et émouvante.

Le jeu des deux enfants est renversant surtout celui de Millicent Simmonds (Rose) qui est elle-même sourde de naissance et donc nous offre une performance exceptionnelle (superbe direction d'acteur auprès de cette jeune fille qui n'a jamais fait du cinéma). Oakes Fegley (Ben) est lui aussi performant et attendrissant. Quand à Julianne Moore, la muse du cinéaste, son talent n’est plus à démontrer ; elle se montre, dans la dernière partie,  parfaite de sobriété et de sensibilité.

Les dialogues rarissimes et la partie des années vingt en noir et blanc, nous fait songer à un film muet. Les décors sont lumineux et ceux des années soixante-dix (très colorées et très musicales), sont flamboyants. Nous avons aussi la chance de visiter les plus beaux musées new yorkais, le Metropolitan Museum, le musée du Queens, celui d'Histoire Naturelle.

C’est donc bien un film, esthétique, nostalgique et poétique, une chronique enfantine bouleversante ; mais attention, ce n’est pas « Hugo Cabret » et il s’adresse surtout à un public d’adultes et d’adolescents.

Opinion des gens :
Presse – 90% de positif dont 23% de 5/5 et 39% de 4/5 en négatif 8% de passable et 2% de mauvais.
Spectateurs – 75% de positif dont 26% de 5/5 et 20% de 4/5 et en négatif (le côté déroutant a joué) 17% de passable, 2% de mauvais et 6% de nul.

Nationalité : États-Unis. Genre : Drame, poésie, sentiments.
24/11/2017

Commentaires (2)

michel
  • 1. michel | 28/11/2017
après vision , je renouvelle mes remerciements? ce film vaut d'être vu !
michel
  • 2. michel | 25/11/2017
Merci d'attirer mon attention sur un film à côté duquel je serais spontanément (et sottement) passé.
Je me permets à mon tour de signaler deux films négligés (?) par toi qui me semblent pourtant valoir le détour:" Le Brio"d'une part, et le surprenant et ö combien touchant "M" de Sarah Forestier d'autre part.

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