Kingsman - Le cercle d'or

Action de Matthew Waughn

KINGSMAN, l’élite du renseignement britannique en costume trois pièces, fait face à une menace sans précédent. Alors qu’une bombe s’abat et détruit leur quartier général, les agents font la découverte d’une puissante organisation alliée nommée Statesman, fondée il y a bien longtemps aux Etats-Unis.
Face à cet ultime danger, les deux services d’élite n’auront d’autre choix que de réunir leurs forces pour sauver le monde des griffes d’un impitoyable ennemi, qui ne reculera devant rien dans sa quête destructrice.

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Kingsman le cercle d'orKingsman est à « James Bond » ce que « les Gardiens de la Galaxie » sont à « Star Wars » un film génialement parodique qui n’a pas la grosse tête et qui comme les Gardiens de la Galaxie, est doté d’images splendides et ébouriffantes.

Matthew Vaughn reprend les ingrédients du premier volet avec une surenchère de gadgets plus improbables et inventifs que jamais comme « la corde à sauter », je veux dire le lasso ou le fouet rétractable, électrique, décapant et découpant. Un mélange de haute technologie à des objets kitch des années cinquante/soixante, des ‘’robots’’, du craignos, de l’action explosive et un humour détonant : ultra british ! La mise en scène est totalement débridée avec des cascades et des combats sanglants et jubilatoires mitonnés au cordeau comme les ballets des plus beaux films de sabres.

C’est tout simplement énorme et ça marche avec même, à un moment donné, une petite pointe de dialogue scatologique inattendue qui a déclenché de nombreux rires spontanés (il nous reste un peu de fond de pipi-caca de notre petite enfance). Les codes du film d’action sont maitrisés comme jamais. L’action est bien préparée et annoncée. Nous faisons le tour des lieux, nous familiarisant avec les outils à disposition, leurs possibilités et tout explose en feux d’artifice.

Nous n’avons plus l’excellent Samuel L. Jackson en méchant impensable et rocambolesque. Qu’à cela ne tienne ‘’sa’’ remplaçante est tout aussi croquignolesque avec Julianne Moore réjouissante, figée dans les années cinquante en créant un village aux décors et mobiliers plus kitch que kitch. Elle a même kidnappé Elton John pour qu’il lui chante ses tubes affublés de ses vieux costumes de scène et là il fallait y penser. Sans rien préciser, vous verrez que la participation de sir Elton John qui n'a pas craint l'autodérision va s’avérer aussi jouissive qu’incroyable. Chapeau monsieur Elton John !

Le pastiche savoureux des ‘’cowboys’’ agents de Statesman vaut aussi son pesant de grattons. Décernons une petite mention spéciale à Pedro Pascal, qui campe un Agent Whisky charismatique. Channing Tatum et Halle Berry sont ici sous employés, sans doute pour se préparer au troisième volet car nous pensons qu’il va y en avoir un.

Le duo Colin Firth et Taron Egerton, fonctionne au diapason et ils sont tous deux impériaux et parfaits avec Merlin, Mark Strong leur fidèle assistant. On ne s’ennuie pas une seconde dans ce film réjouissant et nous en redemandons. Évitons aussi de comparer les deux films, ils sont différents même s’il est logique que nous ayons nos préférences...

Opinion des gens :
Presse – 78% de positif dont 40% de 4/5 et en négatif : 15% de passable et 7% de mauvais.
Spectateurs – 83% de positif dont 16% de 5/5 et 44% de 4/5 avec en négatif : 10% de passable 3% de mauvais et 4% de nul.

Nationalité : Angleterre, États-Unis. Genre : Action, espionnage, parodie.

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