Fantaisies de noël 2016

3ème épisode - Il est un temps où les temps se rejoignent

En ces temps reculés, la vie était rude

Pour ceux qui suivaient mes premières histoires, rappelez-vous de l’homme des premiers âges, un farouche guerrier qui s’appelait Bic et contribuait au progrès de ses semblables. Il avait épousé Gaia, la fille du chef Craô d’un des clans qui vivait proche de la grande mer bleue. Elle mourût hélas d’une forte fièvre alors qu’elle attendait leur enfant et Bic se retrouva seul et désespéré. Pour tenter d’effacer son chagrin, il quitta le clan et partit explorer le monde en remontant vers le nord.

Il traversa un détroit presqu’à sec qui l’amena dans un pays luxuriant et boisé (la Péninsule Ibérique actuelle). Accompagné de son chien-loup Biscotte et de son cheval noir, il impressionnait les peuplades qu’il croisait mais qui se rassuraient vite devant ce trio original qui ne manifestait aucune agressivité.

Un jour qu’il était hébergé dans un village implanté sur un petit plateau à l’orée d’un bois, il échangeait avec le chef et l’homme-médecine, dans un dialogue fait d’un mélange de langage des signes et de quelques mots. Lorsqu’il leur indiqua la direction où il comptait se rendre, les deux hommes s’agitèrent avec une mine inquiète. Ils lui firent comprendre qu’il s’agissait d’une sorte de lieu sacré d’où personne ne revenait intact. Les croyances primitives reposaient alors sur des dieux liés à la nature et aux quatre éléments, l’eau, la terre, l’air et le feu.

- Ce soir, nous te montrerons le phénomène, lui dirent-ils ! Intrigué et respectueux de la crainte des deux hommes, Bic ne fit aucun commentaire. Le soir, après que les feux aient été allumés aux alentours du camp pour le protéger d’éventuels prédateurs nocturnes, les deux hommes accompagnés de notre ami, s’éloignèrent du village. Ils s’assirent sur un petit promontoire qui dominait l’endroit « magique ».

La nuit était faiblement éclairée d’une lune au mitant de sa course ; tout semblait normal, lorsque brusquement Bic vit des lumières d’une couleur bleutée s’enchevêtrer et s’agiter doucement, disparaître et réapparaître comme si elles avaient une vie propre. Le phénomène se prolongea un bon moment avant que tout s’éteigne et redevienne normal. Effectivement c’était impressionnant et Bic questionna les deux hommes.
Oui ! Ils s’étaient rendus en groupe sur place en journée, mais ils n’avaient rien détecté sur l’origine de cette luminescence. Ayant placé des sentinelles à proximité, celles-ci étaient revenues affolées en ayant ressenti comme un tremblement de terre et des vibrations non humaines avant le déclenchement des lumières. Quelques téméraires y étaient allés que l’on a retrouvés le lendemain morts de peur.

- Très bien ! J’éviterai le secteur déclara Bic en remerciant de l’avertissement. En début d’après-midi, il prit congé de ses hôtes, muni d’une outre d’eau et de quelques provisions. Avec  Biscotte, il obliqua sur la gauche et en fin de soirée, il se retrouva au pied d’un petit monticule avec une caverne qui serait parfaite pour la nuit. Il alluma le feu, partagea ses provisions avec le chien tandis que le cheval broutait tranquillement non loin d’eux. Il s’apprêtait à se couvrir de sa pelisse, lorsque des vibrations se firent ressentir. Biscotte en couinant se pelotonna contre lui et le mustang releva l’encolure, surpris. 
Nous n’avons pas assez détourné notre route, dit Bic au chien en lui caressant la tête. Ne t’inquiète pas, nous sommes à bonne distance !

Les lumières dépassaient au loin la frondaison des arbres dans un ballet étrange. Il en fallait plus pour affoler notre homme qui a vécu de nombreuses aventures. Il était plus dubidatif et curieux, qu’inquiet. Tout se calma et la nuit s’écoula sans autre incident. Au petit matin, il décida d’en avoir le cœur net.
Reste avec Crin noir dans cette clairière et ne t’inquiète pas, je serai prudent, déclara-t-il à Biscotte, j’ai besoin de connaître ce qui se passe. Le phénomène se produit toujours de la même façon et au même moment ; il y a une logique surement d’origine naturelle. Biscotte ne semblait pas très d’accord avec son maître, mais il avait confiance et il s’installa près de son ami le cheval.

Bic se dirigea donc vers le lieu sacré en se présentant par l’arrière. Il se déplaçait sans bruit et maitrisait l’art de passer inaperçu lorsqu’il voulait observer sans être vu. Il s’était mâchuré la figure et recouvert de sa pelisse ce qui lui donnait l’aspect d’un animal ordinaire. S’approchant encore, il aperçut une souche qui n’avait rien à faire dans cet endroit. La faisant rouler, il constata qu’elle dissimulait l’entrée d’un vaste terrier. Son instinct de chasseur lui fit comprendre qu’il n’abritait aucun animal ; l’entrée était assez grande pour qu’il s’y engage légèrement penché.

Il prit de quoi se faire une torche et suivit la légère pente qui allait en s’agrandissant. Quelques dizaines de mètres plus loin il avançait debout et remarqua que les parois étaient recouvertes de petites pierres brillantes qui formaient un halo lumineux. Il n’avait donc pas besoin d’une torche pour avancer.
Ce souterrain est de construction humaine pensa-t-il. Aucun son, ni mouvement ne signalait une présence. Ce lieu est abandonné depuis très longtemps, conclut-il.

Un petit air frais et une luminosité naturelle lui indiquait qu’il arrivait au terme de ce curieux passage. Un petit rideau de feuillage bruissait doucement qu’il franchit et s’arrêta interloqué devant le spectacle qui se présentait à lui.
Il était à l’entrée d’un dôme en forme d’une demi-sphère, d’une vingtaine de pas de diamètre et d’une hauteur de trois hommes adultes. Tout le tour, et jusqu’à hauteur d’épaule, était lisse constitué de blocs de pierres parfaitement taillés de l’épaisseur d’un bras d’où sortaient de gigantesques bandes de fer rouillées qui constituaient la voute arrondie formé d’un feuillage très épais.

Bic connaissait l’art de la pierre taillée et du fer, mais cela dépassait son entendement.
Ce ne peut être que l’œuvre de géants qui maitrisent une science inconnue, se dit-il. Au centre une grande table ronde elle aussi en pierre taillée occupait un tiers de l’espace.
Bizarre ! Elle semble nettoyée car si le sol comprend de nombreux cailloux et déchets végétaux, elle est lisse en surface.

De plus en plus intrigué il s’assit dans un coin de la pièce. Il savait que la nuit régnait à l’extérieur, même si le halo maintenait une faible luminosité sous le dôme. C’est alors que commença la vibration sous la forme d’une sorte de ronronnement continu. Bic pas très rassuré vit avec stupeur que le haut du dôme s’ouvrait montrant un ciel étoilé. La table se mit à son tour à vibrer et ce fut comme si des tiroirs s’ouvraient laissant apparaitre plusieurs globes d’une matière inconnue de Bic et qui envoyaient au ciel les fameuses lueurs de couleur bleutée qui ondulaient.

C’est alors qu’au centre de la table se souleva une sorte de plateau plat avec une face brillante qui elle aussi s’éclaira faisant apparaître un individu tout en lumière dont on ne voyait que le tronc. Bic avait fermé et ouvert les yeux à plusieurs reprises, mais sa curiosité était plus forte que ses craintes car la chose ne semblait pas le voir. Elle parlait dans une langue que bien sûr il ne comprenait pas. Incrédule il vit se déplacer derrière l’homme des objets qui se déplaçaient à vive allure avec des personnages curieusement vêtus qui semblaient affolés et couraient en tous sens.

Il remarqua alors à côté de ce que nous appellerons un écran, un petit boitier rectangulaire où tournait une sorte de petit disque. Bic le prit et le manipulant sans intention particulière, il appuya sur un bouton qui déclencha le processus inverse ; l’écran s’éteignit, les globes aussi qui réintégrèrent leurs tiroirs et le dôme se referma à son tour. Mais en plus, la table centrale se mit à s’enfoncer dans le sol et le dôme commença à s’effriter avec des morceaux tombant au sol.

Machinalement, Bic mis le petit boitier dans sa besace en cuir et se précipita vers la sortie. Quand il se retrouva à son point de départ, le terrier s’effondra sur lui-même.
Dommage, j’aurais bien aimé comprendre, se dit-il ! Il retrouva Biscotte et Crin Noir à qui il conta sa mésaventure et reprit sa route. Quelques temps plus tard, il avait même oublié le petit objet qu’il emmenait avec lui.  

En 1850, lors de fouilles en Provence, un étudiant en archéologie, mis à jour une tombe où ne subsistaient que quelques objet dont une sorte de petit boitier en nacre contenant un petit disque noir, il fut remis au musée d’archéologie de Besançon sous l’indication « objet de culte mésopotamien ». En 2016, un professeur agrégé d’histoire antique informaticien et chercheur, repéra ce petit boitier dans la liste des collections archivées. Dans le cadre de ses travaux de recherche, il souhaita l’étudier ce qui fut accepté. Il se rendit au musée pour le récupérer et lorsque l’employé lui demanda ses coordonnées il répondit :
Bic, professeur Bic !

2ème épisode - La Traversée

À Paris, ce lundi matin 8 avril 1912, après de faibles gelées matinales, il faisait frais, le ciel était clair, le vent faible et les prévisions annonçaient pour les prochains jours , la fin des gelées matinales et un temps très calme dans l’Atlantique Nord.
L’hiver avait été particulièrement doux et pluvieux avec de nouvelles crues de la Seine début janvier et des moyennes de 10 à 16 degrés en février-mars dont une pointe à 25° à la mi-mars. Paradoxalement lors de l’arrivée du printemps, ce fut la chute des températures. 

Malgré le soleil et un temps sec, le thermomètre peinait à atteindre les dix degrés au meilleur de la journée, ce qui faisait dire à Louise, en descendant les escaliers pour relever sa boite aux lettres : 
- Décidemment, il n’y a plus de saisons !

Par contre il y avait du courrier, et même une lettre envoyée en express qui lui était destinée. Elle remonta en courant à l’appartement en agitant sa lettre et criant joyeusement :
- Maman, maman, sir Bryan m’a écrit !

Bryan, était un diplomate anglais, grand ami de son père ; tous deux  avaient œuvrés pour que soit signé l’accord franco-britannique du 6 avril 1904 connu sous l’appellation de « l’entente cordiale ce qui lui avait valu d’être anobli par le roi Edouard VII. Veuf sans enfants, il considérait Louise comme sa petite-fille et Louise qui n’avait plus ses grands-parents, l’aimait beaucoup. Au fur et à mesure de la lecture de la missive, Louise écarquillait ses yeux et trépignait de joie. Toute émue et excitée de ce qu’elle venait d’apprendre, elle fit à sa mère un résumé du courrier.

Voici donc ce qui excitait tant notre jeune demoiselle.

Comme il devait se rendre à New-York, Sir Bryan lui proposait de se joindre à lui.

- Nous serons hébergés chez des amis, écrivait-il ! Une famille dont le mari est vice-consul au Consulat général de France ; ils ont une fille de ton âge qui sera ravie de te faire visiter la ville pendant que je serai à mes affaires.
Il avait joint à sa lettre, l’autorisation parentale que son père dans la confidence avait fait valider à Londres où il séjournait depuis trois jours, en mission diplomatique.
- Je t’attends mercredi 10 rajoutait-il ! Irène, ta maman, en profitera pour rendre visite à sa sœur Antoinette de Cherbourg qui habite à quelques minutes à pied du port d’embarquement. Le paquebot doit appareiller pour 20h. Prends un minimum d’affaires, les new-yorkais sont très branchés, mode parisienne ; nous nous occuperons de ta garde-robe sur place. 

L’après-midi, fut joyeusement consacré par la mère et sa fille à quelques emplettes avant de se rendre à la gare St-Lazare où sept trains express par jour plaçaient la gare maritime de Cherbourg, inaugurée début 2016, à 6h de Paris. Cette gare maritime abritait les bureaux des différentes compagnies maritimes ainsi qu’une salle des Pas Perdus  où les voyageurs pouvaient acheter souvenirs et journaux. Il restait fort heureusement quelques places dans une rame qui partait à 12h30 et donc arrivait à 18h 30, ce qui laissait une bonne heure et demie de marge.

Toutes heureuses, elles télégraphièrent à Londres et il fut convenu que Louise et sa mère, rejoindraient Antoinette et Bryan à la gare maritime pour 18h30 après-demain.
Mercredi, plus de gelées matinales, douceur et ciel ensoleillé étaient de la partie ; l’express à vapeur quitta le quai de la gare St-Lazare à 12h30 précise. Ayant pris possession de leurs places en première classe, elles se rendirent pour un frugal déjeuner au wagon restaurant. De retour dans leur compartiment, Louise, placée côté fenêtre dans le sens de la circulation, était impressionnée de voir défiler le paysage à si vive allure. Elle dit à sa mère :
- Le serveur du restaurant m’a précisé que l’express roulait en moyenne à 47km/h  avec des pointes à 52km/h, c’est impressionnant ! Les automobiles avec leur vitesse limitée à 30km/h sur route (20km/h en ville) donnent l’impression de se trainer.

Irène était fière de sa fille qui avait obtenu à 18 ans la deuxième partie de son baccalauréat ; elle faisait partie du petit cercle des 130 filles à avoir décroché ce diplôme toujours dominé par les garçons avec près de 7000 bacheliers. Louise était admirative de Julie-Victoire Daubié une vosgienne tenace qui avait décroché le premier baccalauréat féminin à Lyon le 17 août 1861 à l’âge de 37 ans en totalisant six boules rouges, trois boules blanches, une boule noire. Ce système de boules était le moyen de vote des professeurs examinateurs. En ce temps-là, ils ne calculaient pas de moyenne. Une boule rouge signifiait un avis favorable, une boule blanche, une abstention, une noire, un avis défavorable.


Perdue dans ses pensées, elle fut brutalement ramenée à la réalité par un arrêt brusque du train. Il était à mi-parcours, un peu avant la gare de Bernay dans l’Eure, à la hauteur du passage à niveau de Boucherville, lorsqu’il dû stopper à cause d’une bétaillère qui s’était retrouvée coincée entre les rails. Il fallut plus d’une heure pour que les rails soient dégagés et que le convoi reparte. Irène et sa fille étaient angoissées à l’idée de ne pas arriver à temps à Cherbourg.  Et effectivement, 20h était passé quand le train s’immobilisa à la gare maritime.

La gare de Cherbourg 1912Louise était en larmes quand elle débarqua sur le quai soutenue par sa mère. Très rapidement elles furent rejointes par Antoinette et Bryan. Ce dernier la prit tendrement dans ses bras en lui déclarant doucement :
- Sèche tes larmes, ce n’est qu’un contretemps, j’ai été informé de l’incident et après avoir télégraphié au paquebot, le capitaine compréhensif s’est décarcassé pour que nos places soient reclassées sur « l’Olympic ». Ce transatlantique est plus petit que celui que nous devions prendre, mais il a une grande habitude du trajet et il restait quelques cabines de libre. Ce sera moins luxueux mais nous atteindrons New-York avec un seul jour de retard. Il appareille demain matin à 10h. Tu vois tout s’arrange.

Louise retrouva des couleurs et son sourire et tapa une bise bien claquante sur la joue de sir Bryan. Elle lui demanda :
- Comment s’appelle le navire que nous avons manqué ?
- Le Titanic, répondit-il.

Etonnant non !

1er épisode : auto-maboule

Lorsqu’il pénétra dans la chambre, l’homme dormait. Bryan s’installa dans le fauteuil à côté du lit ; il ferma les yeux et se connecta au rêve du dormeur. Une faible lueur verte comme un petit nuage se positionna au-dessus de leurs têtes, alors sans se matérialiser, Bryan influa sur le cours du rêve et rejoignit l’homme qui avançait le long d’un couloir jusqu’à atteindre une porte qu’il ouvrit.

Elle donnait sur un jardin bien entretenu  entouré d’une haie de cyprès soigneusement taillée et d’une hauteur respectable qui ne laissait rien voir au-delà. Le soleil, la luminosité, la température, la verdure et les arbres, tout indiquait que nous étions au printemps. L’homme se dirigea vers le grand portail légèrement entrouvert qu’il franchit pour se retrouver devant un paysage campagnard ; quelle que soit la direction de son regard, il ne repérait aucune habitation, ni maison, ni ferme, rien qui puisse indiquer une présence humaine.

Il sursauta quand le portail se referma derrière lui, dans un claquement métallique. Il ne s’en formalisa pas d’avantage car il était conscient de vivre dans son rêve.
Il me suffit de fermer les yeux et je vais me retrouver à la maison se dit-il.

C’est ce qu’il fit mais malgré ses tentatives, il restait bloqué sur place. Intrigué et légèrement inquiet car tout était silencieux, il suivit un chemin qui menait à une forêt. S’approchant de l’orée, il aperçut  un garçon qui le précédait de quelques dizaines de mètres. Accélérant l’allure, il eut beau s’égosiller pour signaler sa présence au gamin qui, non seulement ne se retournait pas, mais se mit à courir creusant la distance qui les séparait.

L’homme courut à son tour avec pour seul résultat de trébucher sur une souche, s’abousant à terre si violement que sa tête heurta une pierre l’assommant pour le compte.

- Il revient à lui, passe-moi une nouvelle compresse bien froide ! dit une voie féminine.

- Où suis-je ? demanda l’homme d’une voix pâteuse, ouvrant péniblement les yeux avec l’impression qu’un carillon résonnait dans son crâne.  

- Tout va bien, vous êtes en sécurité rebriqua la femme en souriant, mon fils a cru être poursuivi par un agresseur quand il vous a entendu crier en cherchant à le rattraper. Lorsque vous êtes tombé, il s’est retourné et vous voyant blessé, il a appelé au secours. Vous avez été amené chez moi et je suis rassurée de vous savoir bien vivant. Lui tendant un verre, elle rajouta :

- Buvez, ça va vous requinquer ! Effectivement quelques minutes plus tard, il se sentit mieux.

- Qu’est-ce donc que ce breuvage ? quémanda-t-il ?

- Juste de l’aspirine, répondit-elle en riant !  Interloqué l’homme ne dit plus rien ; il ne connaissait pas cette médication.  Sa bosse au front avait bien diminuée se colorant un peu dans les jaune-orangé mais  il n’en souffrait plus. Il se redressa et s’assit au bord du canapé, toujours un peu sonné, puis il se leva et se dirigea vers une fenêtre.

Stupéfait et ne pouvant articuler un mot, il regardait incrédule de drôles d’engins se déplacer à vive allure dans la rue en contrebas.
- Qu’est-ce que sont ces ...choses ? Où suis-je ?

- Mais ce sont des voitures, et nous sommes à Paris ! Vous ne vous sentez pas bien ? Votre coup sur la tête est plus sérieux qu’il n’y parait, venez-vous asseoir, lui répondit la jeune femme en le prenant par le bras et l’accompagnant vers une chaise. Elle lui remplit un verre d’eau qu'elle lui tendit. À cet instant la porte de l’appartement s’ouvrit et un homme entra.

- Tu tombes bien Henri ! dit la jeune femme ; ce monsieur a fait une chute et il semble bien perturbé par le choc, je crois qu’il faudrait appeler un médecin ou le conduire à l’hôpital. L’homme était en train de boire le verre d’eau tout tremblant, lorsqu’il vit le dénommé Henri, prendre un petit boitier, sur lequel il tapota ; une petite sonnerie en sortit et une voix qui en sortait instaura un dialogue avec Henri. C’en était trop, l’homme s’évanouit à nouveau. 

Lorsqu’il s’éveilla, il était dans son lit, seul dans la chambre ; en sueur, il essuya son front, constatant avec satisfaction qu’il n’avait pas de bosse.
Quel curieux rêve ! pensa-t-il.

Depuis lors, chaque jour, il se rendait dans son atelier où il passait quelques heures à réfléchir sur l’engin bizarre qu'il avait vu se déplacer seul. Après quelques semaines,  il fit prévenir son apprenti de le retrouver à l’atelier. Quand celui-ci arriva, il lui montra ses plans et la maquette qu’il avait conçue.  
Qu’en penses-tu Bryan ?

- Je pense maître Léonard, répondit en souriant Bryan, que vous êtes un grand homme et que dans quelques années vous serez considéré comme un visionnaire.

Nous étions en 1495 et Léonard de Vinci venait tout simplement d’imaginer ce que pourrait être une automobile. Il restait tout de même à inventer le moteur à explosion, mais sa maquette fonctionnait.

- Étonnant non ! Mais voyez plutôt la vidéo ci-dessous.

Commentaires (3)

marie thé
  • 1. marie thé | 21/12/2016
le début de la suite du père Noel ?? j'aime
michel grange
  • 2. michel grange | 11/12/2016
Je suis très touché de ton commentaire. Venant de toi, il a pour moi une grande valeur, celle des frappadingues du blogorange où j'ai débuté dans le délire verbal pour devenir un conteur, un amuseur, un partageur de joyeusetés. Je te serre dans mes bras de toute ma chaleureuse amitié. Bisous Zouzou
zouzounette40
  • 3. zouzounette40 (site web) | 11/12/2016
Un premier épisode réussi....merci pour cette lecture du soir...
Aujourd'hui nous avons SUPER MARIO....SUPER MAN..
Hier c'était SUPER LEONARD .............génie.....et.... talent...
Bisous Fab....

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